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T’es peut-être cassée… mais l’histoire n’est pas finie.

Illustration noir et blanc d’une personne qui traverse un pont brisé vers la lumière.

Quand on se sent brisée, on cherche souvent une solution immédiate.
Un conseil. Une marche à suivre. Une affaire à cocher pour arrêter d’avoir mal.

 

Mais parfois, ce qu’il faut, ce n’est pas une recette de plus.
C’est une prise.
Quelque chose qui nous rejoint pour vrai.

Une image. Un personnage. Une histoire.

 

Se sentir brisé, ça ne veut pas dire que tout est fini.

 

Moi, j’ai souvent eu l’air d’un ovni.
Pas parce que je fais des rituels à la pleine lune, mais parce que j’aime faire dialoguer les vieux récits avec ce qu’on vit maintenant.
Ulysse avec la psychologie moderne.
Un mythe avec la façon dont tu te replies dès qu’on te critique.

Je crois pas qu’on manque tant de conseils.
Je pense qu’on manque surtout de sens.
De liens. De prises.

Parce que ce qu’on vit, ça se comprend pas toujours avec une liste d’émotions.

Ce qu’on vit, ça peut se traverser avec une image.
Un personnage. Une histoire.

Un récit qui te montre pas juste ta face.
Mais ton passage. Ton point de bascule. Ton « ok, c’est par là ».

 

Apprendre le monde par les récits.

Petite, j’ai appris le monde dans les histoires.
Pas celles des manuels scolaires. Les vraies.

Celles où les enfants se perdent dans la forêt.
Où les monstres ont parfois la tête d’un loup… ou d’un parent.
Où l’on sent que quelque chose va basculer.
Et que c’est peut-être ça, devenir grande.

Ma mère lisait beaucoup. À force de la voir faire, j’ai aussi lu beaucoup.
Et j’ai compris un truc :
on peut traverser le pire… si on a une histoire pour s’y retrouver.

Puis est venu le cinéma.Pas juste pour chiller devant la télé,
mais pour ressentir ce que les mots des adultes expliquaient mal.
Les films, c’était des miroirs (merci à la sorcière-reine pis son miroir de marde dans Blanche-Neige).

À travers les personnages, je pouvais enfin me voir.

C’est comme ça que tout s’est mis à se relier.
Le design. La communication. La psycho. Les symboles. Les contes.

Et j’ai compris que ce que je fais aujourd’hui,
c’est pas de la psycho déguisée,
c’est pas juste du design…

C’est raconter les histoires autrement.
Pour que quelqu’un lise ça, regarde ça, entende ça… puis fasse :
« Tabarouette. C’est donc ben moi, ça. »

 

Et aujourd’hui, qu’est-ce qu’on en fait?

Ok, c’est ben beau les histoires.
Mais à quoi ça sert concrètement, quand t’as l’impression de tourner en rond?
Quand tu revis la même maudite scène, juste avec des acteurs différents?
(Salut les ex qui se ressemblent tous, les boss qui te regardent de haut, ou le sans cesse « je me suradapte jusqu’au burn-out »).

C’est là que les récits prennent tout leur sens.

Parce que parfois, dire « je suis anxieuse », ça reste flou.
Un mot figé, une étiquette. Un mot sur une liste.

Mais quand tu regardes un personnage en train de vivre quelque chose,
un vrai passage, un moment dur, une tension intérieure,
tu te vois dans ce qu’il vit.

C’est comme Sisyphe.
Tsé, le gars condamné à pousser une roche éternellement pour la voir redescendre?
Tout à coup, tu reconnais que cette scène-là, tu la joues toi aussi.
Que toi aussi t’es pris dans une boucle sans fin.
Et enfin, tu vois où ça glitche.

Pis sais-tu quoi?
C’est justement quand t’arrêtes de te voir comme « dysfonctionnelle » et que tu te reconnais dans une quête que…

Tu respires un peu mieux.
Tu te juges un peu moins.
Tu comprends que c’est pas toi qui es brisé.

C’est juste que t’es en train de traverser un chapitre plus intense de l’histoire.

Parce que les récits, quand ils sont bien choisis,
ils ne donnent pas de réponses toutes faites.

Faut quand même que toi, tu trouves ton chemin là-dedans.

Mais les récits aident à :

  • mettre des mots sur ce qu’on vit
  • repérer nos patterns (sans culpabiliser à mort)
  • imaginer autre chose, une suite (et des fois, il y en a beaucoup!), une sortie, une transformation

Que ce soit Ulysse, Amélie Poulain ou une final girl qui survit à l’horreur,
y’a toujours un personnage qui te souffle, quelque part :

« T’es pas toute seule. J’ai survécu. Toi aussi, tu peux. »

 

On est tous un peu brisés.

On est tous un peu brisés.
Toi, t’as une fissure ici. L’autre, une fragilité là.
Moi, je suis cassée autrement.

Comme les héros, on porte chacune nos marques, nos blessures.

Et toi qui ressens ce malaise, cette confusion…
c’est peut-être qu’une histoire cherche à se raconter.
Même si t’as pas encore les mots.

Et si au lieu de tout analyser, on apprenait à écouter autrement?
Laisser les récits, les symboles, les personnages,
nous offrir une autre manière de nous regarder.

Parce qu’au fond, on ne cherche pas juste à aller « mieux ».
On cherche à se retrouver dans l’histoire.
À y trouver le sens.

Dans toutes les quêtes, il y a un moment où le héros doit se regarder en face…
et choisir qui il veut être pour la suite.

Alors dis-moi :

Si tu devais choisir un personnage pour incarner ce que tu vis en ce moment… ce serait qui?
Une héroïne badass en talons, un pirate un peu saoul, une guerrière paisible couverte de cicatrices, ou un magicien confus qui balance des sorts partout?

Moi, je suis curieuse de le savoir. 😊

 

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Féminin par défaut, cœur ouvert par principe.
Parce que mon audience est majoritairement féminine, c’est mon choix de clarté et de proximité avec mon lectorat. L’invitation reste universelle — même si tu ne t’appelles pas Ginette. La porte est grande ouverte. Entre. 💛

Passionnée des relations humaines, obsédée par les récits et assez franche merci, je décortique les histoires — contes, films, mythes, culture pop — pour mieux comprendre comment on se parle… et comment on se plante.
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