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Perkins et l’horreur du vide : ces films qui parlent d’absence, pas de monstres.

Illustration noir et blanc de deux personnes séparées par un immense vide dans une pièce presque effacée.

Chez Oz Perkins, l’horreur du vide ne se voit pas seulement dans le décor :
elle se sent dans les liens, les silences et l’absence de vrai contact.

Il y a des films d’horreur qui font peur.
Et il y en a d’autres… qui te laissent juste une impression… weird.
Pas parce qu’ils sont mauvais. Mais parce qu’ils graffignent.
Quelque chose d’indéfinissable.
Et ça laisse un malaise froid. Un silence long.

Comme… le vide.

Pis c’est pas quelque chose qu’on voit.
Pas dans le décor.
Ça vit dans les personnages.

C’est ce que je ressens quand je regarde les films d’Oz Perkins.
Rien de spectaculaire, pas de grands cris.
Juste une sensation lourde, étouffée.
Et un creux, entre les personnages. Et en eux.

Ils se parlent, oui. Ils cohabitent.
Mais ils ont l’air désespérément seuls.
Ensemble, mais déconnectés.
Comme quelque chose d’éteint.

C’est en observant « ça » que j’ai senti quelque chose se contracter en moi.

Pis j’ai commencé à avoir peur.
Pourquoi ça me touche autant?

L’horreur du vide chez Oz Perkins.

On regarde des scènes de la vie :
un père et sa fille, des jeunes dans une école, une infirmière dans une maison…
et pourtant, il n’y a personne au bout du regard.

Pas d’étreinte. Pas de chaleur. Pas de contact réel.
Juste… un vide.

On ne le voit pas.
On le sent.
Dans le creux de l’estomac.

Pourquoi l’horreur du vide dérange tant.

Ça m’a frappée. Parce que je le connais ce vide-là.
Pas forcément avec des meurtres ou des drames.
Mais dans nos vies.

Il y a ce blanc entre les gens.
Puis ce silence entre deux phrases.
Et ce regard qui ne revient pas.

On interagit. On répond. On sourit. On bavarde.
Mais parfois, il n’y a rien qui circule.
Juste du bruit.

Et c’est peut-être ça, la vraie peur :

  • Vivre côte à côte, sans jamais se rencontrer.
  • Être entourée, mais seule.
  • Parler, mais ne pas être entendue.
  • Ressentir, mais ne pas savoir comment le dire.

Les films de Perkins parlent de ça.
De ce qui aurait pu être là, mais ne l’est pas.
De cette absence qui s’étire et occupe toute la pièce.

C’est d’ailleurs une lecture qu’on retrouve aussi dans cette entrevue autour de The Blackcoat’s Daughter.

Peut-être que ça te parle aussi.
Ou peut-être que tu préfères ne pas y penser.
Comme moi, des fois.

Et si ce vide était en nous?

Un creux en nous. Ou entre nous.
Il y a ce moment où tu parles… et que tu sais que ça ne traverse pas.
Puis ce regard qui ne cherche plus à comprendre.
Et ce petit froid qui s’installe, et que personne ne nomme.

Peut-être que ces films-là nous parlent parce qu’ils pointent quelque chose qu’on vit tous, un jour ou l’autre.

Ce ne sont pas des films qui cherchent à choquer.
Ce sont des films qui regardent fixement l’absence, sans ciller.
Et c’est peut-être ça qui est si dérangeant.

À voir aussi.

Si ce genre d’ambiance te parle, voici d’autres films qui explorent à leur manière le vide relationnel, le silence intérieur, ou l’absence qui dérange :

  • Under the Skin — Jonathan Glazer
    À voir si t’as envie de te perdre dans un univers glacial où même les humains ont l’air absents…
  • The Night House — David Bruckner
    Parfait si t’as déjà eu l’impression que le deuil ouvrait une porte sur quelque chose d’encore plus vide…
  • The Lodge — Veronika Franz & Severin Fiala
    À choisir si tu veux ressentir ce que c’est que d’habiter une maison où personne ne se voit vraiment.
  • The Others — Alejandro Amenábar
    Pour les moments où tu sens que le silence finit toujours par te rattraper. Et que ce que tu refuses de voir… finit par te voir.

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Féminin par défaut, cœur ouvert par principe.
Parce que mon audience est majoritairement féminine, c’est mon choix de clarté et de proximité avec mon lectorat. L’invitation reste universelle — même si tu ne t’appelles pas Ginette. La porte est grande ouverte. Entre. 💛

Passionnée des relations humaines, obsédée par les récits et assez franche merci, je décortique les histoires — contes, films, mythes, culture pop — pour mieux comprendre comment on se parle… et comment on se plante.
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