Perdre sa voix pour être aimée.
C’est moins un conte de Disney qu’un réflexe de survie.
La petite Sirène Ariel, elle a troqué sa voix pour une belles paire de jambes.
Pis ça, juste pour avoir une chance d’être aimée.
Et si on arrêtait deux secondes de juger les princesses de Disney…
pour regarder à quel point on fait pareil?
Tu veux qu’on t’aime.
Mais t’as pas remarqué comment, parfois, t’en viens à te contorsionner dans tous les sens pour que ça fonctionne?
À forcer un sourire. À ravaler une remarque. À t’auto-convaincre que « c’est pas si grave ».
Jusqu’au jour où tu réalises que t’as oublié ta voix quelque part en chemin. Qu’elle est là, bloquée dans ta gorge, comme un cri resté coincé trop longtemps.
Le conte : Disney, Andersen et ce qu’on ne dit pas
Dans la version la plus connue, celle de Disney, Ariel est fascinée par le monde des humains.
Elle rêve d’amour, de liberté, de jambes.
Et surtout, elle chante comme une déesse sous-marine.
Jusqu’au jour où, elle croise le regard d’un prince échoué sur une plage, et là, son coeur chavire.
Elle va littéralement signer un pacte avec une sorcière (mi-pieuvre, mi-manipulatrice) pour obtenir ce qu’elle veut :
une chance de le séduire.
Prix à payer?
Sa voix.
Dans la version d’Andersen (plus trash, comme souvent), non seulement elle perd sa voix, mais chaque pas sur ses nouvelles jambes lui donne l’impression de marcher sur des couteaux.
Et le prince? Il finit avec une autre.
Ariel meurt, transformée en écume de mer (même pu de voix, même pu de jambes).
(C’est beau, les contes, hein?) 😒
Mais le plus troublant, c’est pas l’histoire.
C’est ce qu’elle réveille en nous.
(Chez moi, c’est de l’angoisse).
Les histoires qu’on aime ne restent pas toujours à l’écran. Des fois, elles nous racontent aussi.
J’en parle ici.
Le point de bascule
(quand on choisit de se taire).
C’est le moment dans l’histoire où elle choisit de signer le contrat.
Aka perdre sa voix.
Ça pourrait avoir l’air d’un geste d’amour.
Ou de folie.
Mais si on gratte un peu…
C’est surtout une tentative désespérée pour être choisie.
Et c’est là que moi, cette histoire, je la connais.
Parce que je l’ai déjà fait, moi aussi.
Troquer cordes vocales contre des jambes.
Bon. Peut-être plus en disant « oui » quand je pensais « non ». 😅
Tu connais ça toi aussi?
Taire ce qui nous dérange.
Sourire quand tu aurais voulu hurler.
Te coupant un petit morceau de toi pour qu’il ou elle reste.
Souvent, c’est subtil.
Tellement ancré en nous qu’on s’en rend même plus compte.
Mais à force de se taire pour l’autre…
…on oublie comment parler pour soi.
Et ce qu’on croyait faire « par amour » finit par créer du vide.
Un vide qui fait mal en d’dans.
Et on préfère l’ignorer, parce qu’il en dit trop sur ce qu’on n’a pas voulu voir.
Ce qui se cache derrière
(attachement, rejet et perte de soi).
La Petite Sirène, c’est pas seulement qu’un simple conte.
C’est un réflexe bien réel.
Celui de sacrifier un bout de soi pour garder un lien.
Et ça peut venir de loin.
D’un besoin d’amour qu’on a appris à conditionner.
Une peur du rejet, qui nous fait croire qu’on est trop, pas assez, ou pas à la hauteur.
Alors on ajuste. On s’adapte. On se module.
Pis on devient une version un peu floue de nous-même.
Comme Ariel, on croit que :
si on se tait, on sera aimée.
Mais à force de se taire, on s’efface.
Et l’amour qu’on reçoit — quand il vient — ne nous nourrit plus.
Parce que cet « amour », justement, aime ce qu’on montre.
Pas ce qu’on est.
Et ça, même si on ne le dit pas, on le sent.
C’est pas juste une question de communication.
C’est une question d’identité.
De rapport à soi.
Et de cette voix qu’on a trop souvent laissée de côté…
comme si elle dérangeait.
On parle souvent d’apprendre à dire non.
Mais des fois, ce qui est encore plus dur…
c’est juste d’oser dire quelque chose.
De faire entendre ta voix, même si elle tremble.
Même si tu ne sais pas encore exactement quoi dire.
Parce que ce qui compte, c’est pas que ce soit parfait.
C’est que ce soit toi.
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Si ce texte te parle, j’ai créé une gratuité pour ça.
Parle comme un héros (sans crier comme un troll), pour les moments où ta voix existe encore… mais qu’elle sort croche, tard, ou pas pantoute.
Alors, juste pour voir :
C’est quand, la dernière fois que t’as avalé tes mots pour ne pas perdre quelqu’un?
Bonus mythologique :
avant les nageoires, les sirènes avaient des ailes
Au départ, les sirènes n’avaient rien à voir avec la mer.
(Oh que no!)
Dans la mythologie grecque, elles étaient mi-femmes, mi-oiseaux.
Elles vivaient sur des îles rocheuses, et leur chant envoûtant faisait chavirer les marins.
Homère raconte qu’Ulysse dut se faire attacher au mât pour leur résister.
Si Ulysse t’intéresse, check ici.
Tu pourrais en apprendre plus sur comment dompter les sirènes.

Alors pourquoi des nageoires?
Au Moyen Âge, les bestiaires chrétiens ont transformé les sirènes en femmes-poissons, symbole de tentation et de danger (un peu comme les femmes fatales des contes).
Les marins associaient aussi ces figures aux mirages marins (parfois des lamantins aperçus de loin).

🎶 Avant de perdre leurs plumes pour des nageoires, les sirènes volaient dans le ciel.
Et leur pouvoir, ce n’était pas leur beauté…
C’était leur voix irrésistible.
Tu te reconnais là-dedans?
Authentique sans écraser, c’est une autre porte d’entrée si tu veux apprendre à parler vrai sans te décharger sur l’autre et sans couper le lien.
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Féminin par défaut, cœur ouvert par principe.
Parce que mon audience est majoritairement féminine, c’est mon choix de clarté et de proximité avec mon lectorat. L’invitation reste universelle — même si tu ne t’appelles pas Ginette. La porte est grande ouverte. Entre.


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