Quadrapus.

Illustration

Illustration originale réalisée en 2021 autour d’une pieuvre à quatre tentacules. Une image sombre, ouverte et volontairement inachevée, entre contraste, aquarelle et imaginaire.

Oui, je sais. Une pieuvre a huit bras. Celle-là en a quatre. Et alors? Elle fait ce qu’elle peut avec ce qu’elle a. Ce qui, franchement, la rend déjà assez proche de nous.

Quadrapus est une illustration née d’un écart assumé. Je n’avais pas envie de dessiner une créature parfaitement logique ni parfaitement terminée. Je voulais plutôt faire apparaître quelque chose d’étrange, d’organique, de vivant, avec une part laissée ouverte.

Une illustration volontairement inachevée.

Je l’ai construite sans tout refermer, sans tout préciser, sans tout expliquer. Pas par oubli. Par choix. J’aime quand une image garde des zones floues, des contours qui respirent, des pistes qui ne sont pas complètement verrouillées. Ça laisse de l’espace à l’œil. Et surtout, ça donne à l’imaginaire un endroit où entrer.

Dans Quadrapus, cette impression passe autant par la composition que par le traitement de la matière. Certaines parties sont plus définies, d’autres restent à peine suggérées, comme si la créature était encore en train d’émerger du noir.

Matière, contraste et présence.

Techniquement, l’illustration mélange crayons, pinceaux, aquarelle, flou et contrastes profonds. Le fond noir agit presque comme un silence visuel. Il avale, il isole, il met en tension. Les tentacules deviennent alors le point de présence, de mouvement, de mystère.

Artistiquement, Quadrapus parle d’une créature pas tout à fait complète, mais pleinement vivante. Une forme imparfaite, ambiguë, un peu bancale peut-être, mais qui existe avec force. Et parfois, c’est justement ce qui la rend plus intéressante qu’une image trop finie, trop sage, trop propre.